À CHACUN SES ZONES SINISTRÉES

À CHACUN SES ZONES SINISTRÉES

1er décembre 2010

 

Il est 4 heures du matin. Mon horaire de sommeil est vraiment irrégulier... Je croule de fatigue ou bien je suis en pleine forme. Le jour et la nuit ne veulent plus rien dire. Je m'étais habituée à vivre la nuit, dans le calme et la tranquillité. 

 

J'ai beaucoup de sorties avec mes amies cette semaine et ça me stresse. J'aime beaucoup ces filles, mais un monde me sépare d'elles. Elles avancent dans la vie, malgré les difficultés. Je les vois grandir, progresser, apprendre et s'épanouir.

 

Et moi? En arrêt de travail, des petits bouts de programmes qui ne m'intéressent pas, une dépression, des TCA, des relations humaines compliquées...

 

J'ai beaucoup de misère à m'amuser. Je me demande souvent quelles raisons j'ai de sourire. 

En même temps, je me demande pourquoi la tristesse m'a envahie, quelles raisons j'ai d'être dépressive.

 

Je me sens bloquée. Je tourne en rond. Ça me frappe toujours de voir que ça fait 3 ans que j'ai gradué et que je n'ai rien terminé. Rien. J'imagine que j'ai fait un cheminement personnel. Mais vais-je mieux pour autant? Je ne vis pas. Je regarde le temps passer, ma jeunesse lentement s'envoler.

 

Il n'est pas question ici de m'apitoyer sur mon sort. Au contraire. Je fais des constats. J'aurais dû m'arrêter tout de suite après mon diplôme. Et là? Il reste presque 2 mois avant la rentrée à la session d'hiver. Je me suis inscrite au cas où. Je suis tannée d'entreprendre des projets que j'abandonne. Pas par paresse, mais par incapacité à fonctionner.

 

Comment une première de classe a-t-elle pu se retrouver à tourner en rond 3 ans?

 

En arrêt de travail, on est sensé se reposer, prendre soin de soi.

Oui, c'est agréable de ne pas avoir de contraintes. J'aime bien ça me lever tard, lire, flâner au lit, regarder des séries télévisées toute la nuit, aller chez le coiffeur, le pédicure, au bronzage...

 

Et après? Quelle existence vide de sens!!! Ces petits moments s'apprécient dans un horaire chargé d'obligations. 

 

J'ai besoin d'un but, j'ai besoin d'être.

 

Tout est vide. 

 

Je ressens les effets de l'arrêt des antidépresseurs.

 

Je me sens dans un monde parallèle, un monde contemplatif et vide. 

 

Ma préoccupation principale n'a pas changé: Je veux maigrir.

 

Est-ce que je prend du mieux? Est-ce que je me PERMET de prendre du mieux? Non.

 

Faire moins de choses par obligation et plus par plaisir, que j'écrivais lors de mon hospitalisation. 

 

Je carbure au défi.

 

J'aimerais beaucoup retrouver la fonceuse positive en moi.

 

J'ai laissé ma véritable nature être cachée par mes obsessions.

 

Il faut que ça change.

 

J'ai droit au plaisir et à la réussite. 

 


 




01/12/2010
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