À CHACUN SES ZONES SINISTRÉES

À CHACUN SES ZONES SINISTRÉES

4 décembre 2010

 

Je commence à sentir le gouffre du sevrage des antidépresseurs.

 

Je pleure à rien.

 

Je me trouve encore plus grosse. Même mes doigts sont gras.

 

La faim me foudroie, puis disparaît.

 

Je dois me forcer à boire de l'eau.

 

Je trouve insupportable d'avoir quelque chose dans l'estomac, même de l'eau...

 

Je veux juste redevenir légère.

 

Retrouver ce corps tout petit et fragile.

 

Retrouver un corps qui représente ce que je sens en dedans.

 

Un vide immense et une vulnérabilité grandissante.

 

 



04/12/2010
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